EN

VOIR

PLUS

Bécassine!  

Bécassine (Emeline Bayart)


 

Emeline Bayart incarne l'héroïne de la bande dessinée Bécassine! et retrouve le réalisateur Bruno Podalydès après "Bancs publics (Versailles rive droite)" (2009) et "Adieu Berthe - L'enterrement de mémé" (2012).



[© Texte : Cinezik] •
Bécassine

Autour de ce rôle

Propos du réalisateur

Je connaissais son potentiel pour l'avoir déjà dirigée dans « Bancs publics » et « Adieu Berthe ». C'est une actrice très expressive, très généreuse. Emeline possède à la fois une forme de candeur et une force terrienne qui me touchent. J'ai immédiatement pensé à elle au moment de me lancer dans l'écriture.

Je n'ai pas de méthode avec les acteurs. C'est une relation personnelle à chaque fois. Emeline incarnait tellement puissamment son personnage que parfois je me prenais à son jeu. Je lui répétais mes demandes en les simplifiant à l'extrême comme si je parlais à un enfant.

Bruno Podalydès

 

Propos de l'actrice

Bruno et moi nous sommes tout de suite accordés sur son apparence. Dès les essayages costumes, avec Dorothée Guiraud, la costumière, nous avons trouvé intéressant qu'elle ait un faux-cul et une robe très étoffée. Bécassine devait être « rembourrée ». Restait à trouver ses attitudes. J'avais beaucoup observé les dessins de Pinchon : cette palette extraordinaire d'attitudes qu'il lui prête... C'est une femme qui travaille, elle est massive mais aussi élancée, ce qui peut sembler contradictoire. On la voit toujours en action -elle vole parfois-et n'est jamais avachie ; il fallait à la fois lui injecter de l'outrance pour garder le côté BD tout en préservant son authenticité. « Je la vois le buste en avant avec la démarche chaloupée des gens de la campagne », ai-je proposé à Bruno. « Vas-y », m'a- t-il répondu. Nous sommes sortis de l'atelier et il est allé me filmer dans une petite allée arborée en me demandant de faire des allers-retours. « C'est ça ! C'est exactement ça !» Il était content. Je jouais au Festival d'Avignon en juillet dernier juste avant le tournage et je m'entraînais à marcher comme Bécassine toutes les fois que j'étais seule. Bruno m'offrait un beau cadeau, j'avais à cœur de le lui rendre.

C’est formidable d’incarner un personnage dessiné, qui n'existe pas en chair et en os. Je devais trouver comment elle parle, comment elle interagit : cela m’offrait une liberté immense. J’ai mis toute l’expressivité que j’ai dans la vie au service de Bécassine : ma fantaisie d’actrice, mon imaginaire, et la capacité que j’ai – et que nous partageons apparemment elle et moi – à passer d’un état radical à un autre. Sans jamais perdre de vue qu’elle devait garder son émerveillement, sa candeur – une candeur active –, il ne fallait surtout pas la faire passer pour une cruche. Mais j’étais vraiment portée par le texte et le travail incommensurable de Bruno en amont.

Emeline Bayart

Nos articles sur ce rôle

Vos avis