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Un couteau dans le coeur  

Anne (Vanessa Paradis)


 

Vanessa Paradis incarne Anne, une productrice de pornos gays au rabais à Paris.



[© Texte : Cinezik] •
Anne

Autour de ce rôle

Propos du réalisateur

Anne est une femme puissante, mais aussi imparfaite, injuste, excessive. Le film est une ode au féminin sous toutes ses coutures, même les plus négatives. C'est une sorte de portrait amoureux du personnage, autant que de Vanessa Paradis elle-même d'ailleurs. Le coup de foudre professionnel ressenti dès notre première rencontre a été déterminant pour toute la fabrication de ce film. Vanessa nous a tous portés. Dès le début. Elle a accepté de faire le film trois jours après avoir reçu le scénario. C'est une amoureuse de l'amour, et cela vaut chez elle aussi pour l'amour du cinéma. Elle a cet élan vital et amoureux permanent, un rapport direct au cinéma. Ses affects sont tout le temps à nu dans la vie, et c'est encore plus saillant dès qu'on dit « Moteur ». C'est quelqu'un qui n'a pas de masque, ce qui est rare aujourd'hui chez les grandes actrices, notamment en France. Elle a cette bonté totale, qui me rappelle les visages des grandes actrices du muet comme Janet Gaynor par exemple, l'actrice fétiche de Frank Borzage. Elle a cette cinégénie-là, et l'innocence bouleversante toujours intacte de quelqu'un qui ferait un film pour la première fois.

Yann Gonzales

 

Propos de l'actrice

Ce que j'ai très vite compris, c'est que je devais jouer quelqu'un qui peut faire peur, et qui peut faire du mal aux autres, une sorte de bulldozer sans foi ni loi. Elle est dure, agressive, alcoolique, mais elle est aussi amoureuse, malade d'amour, elle ferait tout pour récupérer sa femme, même si ses moyens  à elle sont tout sauf délicats. Je ne savais pas bien moi-même jusqu'où je pouvais aller, alors les premiers jours j'y allais un peu trop fort dans le côté pitbull ! Il ne suffit pas de hurler pour faire peur, il fallait que je trouve le bon dosage, pour jouer quelqu'un qui est sur-motivé pour récupérer son amour coûte que coûte, mais qui est quand même imbibé d'alcool... Il y a une lourdeur qui vient de l'alcool, mais il faut la contrebalancer par quelque chose de plus vif : une détermination qui vient de l'amour. Yann m'a dit : « Tu as le droit d'introduire un peu de ta propre compassion, ou de ta propre fragilité dans tout cela ». Cela m'a aidée à équilibrer les intentions.

Vanessa Paradis

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